Forum de discussion

DEBATS

               CONTRIBUTION AU DEBAT   

 

" COMMENT FAIRE FONCTIONNER AUTREMENT L'ECONOMIE SOCIALE ?"                   

BONJOUR,

(Extrait du texte  sur la cotisation alimentaire) 

Une proposition de l’association Réseau Salariat, autour des travaux de l’économiste Bernard Friot * :

  - Prendre un pourcentage de la dette des entreprises et demander à ces entreprises de ne plus rembourser cette partie aux banques mais utiliser cette part de remboursement pour augmenter considérablement le taux de cotisation sociale. Ce serait beaucoup plus intéressant que taxer le capital puisqu’en produisant avec la cotisation sociale on produit SANS capital. Produire sans capital permettrait d’avoir accès aux décisions sur le travail (ex : fonctionnement de La Poste avant et après privatisation).

   Le but serait non pas seulement de défendre la Sécurité Sociale mais d’étendre ses secteurs d’activité. Bernard Friot et d’autres travaillent sur une Sécurité Sociale de l’alimentation.

 - Consacrer 8% de la valeur ajoutée créée (ce qui représente 120 milliards d’Euro  versés par les entreprises) à une cotisation versée à une « caisse » dont le rôle sera de financer l’investissement et la production dans la filière alimentaire Alternative, Bio dont les producteurs sont propriétaires de leur outil de travail. Ils pourraient être conventionnés.  Cette somme sera déduite du remboursement de la dette des entreprises.

   Chaque personne aura 80 euro/ Par moi, pour aller s’approvisionner chez ces producteurs.

   Ce système serait applicable à tous les autres secteurs essentiels de la production : industrie pharmaceutique, transports, habitat, énergie, médias    
 
amicalement;  Julie& Luc


Nouus avons trouvé  un extrait à 9 MIN 30

 
 
                                                                                                               ooo000ooo

 

 

                                   A PROPOS DU "GRAND DEBAT NATIONAL"

       La Chambrette qui a participé à la réunion publique du lundi 18 février 2019      communique le résultat de ses propositions déposées dans le cahier à la Médiathèque de Signes:

                   

   Si les revendications du mouvement des « Gilets Jaunes » à l’origine du « Grand débat » ne font l’unanimité ni de la classe politique ni des « corps intermédiaires »,  il a eu  un effet certain : faire bouger le gouvernement.

  Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’extension de ce mouvement populaire à d’autres couches sociales inquiète l’actuel gouvernement et sa politique de « réformes » tous azimuts, auxquelles E. Macron dit ne pas vouloir renoncer. 

   Car le but du « Grand Débat National »  est de désamorcer un mouvement populaire qui a commencé en novembre 2018. Soit plus de deux mois après…

  • Questions qui ne font qu’actualiser un débat de fond : dans une France de tradition centraliste, il est difficile de faire revenir l’Etat sur cette dernière, paralysé par la  constitution de la 5ème République.  

  L’existence d’un tel débat s’inscrit dans ce contexte.  L’ensemble des propositions de ce mouvement social et des autres forces démocratiques permet néanmoins de faire l’état des lieux. Pour aller plus loin.

 

1°–  IMPOTS ET SERVICES PUBLICS.

   Constatons que cette tendance est devenue plus lourde avec les trois dernières législatures (N. Sarkozy, F. Hollande, E. Macron) dans le domaine des services publics. Les réformes en cours se sont faites dans un esprit comptable, aux dépens du citoyen éloigné des grands centres : par la fermeture et la restriction des services dans les postes, le réseau ferré de proximité, les centres d’impôts, maternités, hôpitaux et écoles des communes moyennes …) et cela au profit d’une concentration et du renforcement du niveau métropolitain contre les petites et moyennes communes.

   Les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. ; d’où nécessité de les défendre et d’en créer de nouveaux.

  • Rétablir l’ISF : élargir l’assiette de l’imposition du patrimoine et des revenus du capital 
  • Taxer les transactions financières (taxe Tobin)  pour lutter contre la spéculation à l’origine des crises financières.
  • Lutter contre la fraude et l’évasion fiscale avec des moyens et des personnels renforcés.
  • Supprimer la TVA sur les produits de nécessité.

 

                    Pour sortir de cette politique comptable il faudrait prioritairement :

  • Garder et ouvrir des hôpitaux de proximité et des maternités.
  • Refuser les regroupements scolaires et les suppressions de classes et de postes d’enseignants et personnels.
  • Remettre les cantines scolaires dans les services publics.
  • Repenser l’organisation des services publics (la poste, les trésoreries) en termes de PROXIMITE à partir des « pays » (Plus de 800 recensés) et territoires ruraux, des petites et moyennes communes. Mais la concentration actuelle qui découle des lois NOTRe et MAPTAM va à l’ encontre d’une telle avancée et ignore cette possibilité de rapprocher véritablement la demande territoriale et les besoins des usagers.
  • Maintien et défense de la Sécurité sociale (créée à la sortie de la dernière guerre) contre la prolifération des assurances et mutuelles en tout genre.
  • Rénover les transports ferroviaires de proximité et les conserver dans les services publics.
  • Créer de nouveaux services publics dans les domaines de l’eau, de l’énergie et de l’environnement.
  •  

2°–  ORGANISATION DE L’ETAT ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES  

  • Conduire de véritables politiques de proximité, en commençant par limiter le mille- feuille territorial, en donnant aux Communes et aux Régions des moyens budgétaires conséquents, donc en repensant l’organisation territoriale de l’Etat (commune, intercommunalité, Région) ; en faisant des préfets de Régions de véritables Commissaires de la République (loi Deferre oubliée) dont les décisions ne pourraient se prendre sans les décisions des assemblées régionales ; et donc en repensant fondamentalement l’organisation territoriale dans une perspective de mise en place d’un Etat fédérateur et non centralisateur. Question qui va dans le sens d’un fédéralisme différencié  pour l’Hexagone et pour l’Europe.
  • La disparition progressive du département -qui ne répond ni aux exigences de l’histoire ni aux réalités de la globalisation économique- (un beau paradoxe en système néolibéral !), serait une avancée POUR la démocratisation et le respect du principe de subsidiarité dans les faits.
  • Une avancée conséquente serait possible par la transformation du Sénat en Assemblée des Régions.
  •  

3°– INSTITUTIONS, DEMOCRATIE ET CITOYENNETE  

     A -Institutions.  La constitution gaulliste (article 16 et recours à l’article 49-3, ce dernier largement employé dans les mandatures successives) réduit le travail parlementaire à une chambre d’enregistrement ; sans compter un système électoral majoritaire où les législatives succèdent à l’élection du président de la République.  

       Toute solution démocratique réside dans la remise à plat de cette constitution aux tendances néo-bonapartistes. Qu’elle soit amendée ou qu’elle soit le résultat d’une Assemblée constituante (VIe République), elle devra  refonder les processus de la décision politique et pour cela, repenser le mécano institutionnel et territorial. Ce qui implique, à partir de la commune, de décliner de véritables compétences et budgets pour les régions et celles d’un parlement représentatif des courants politiques élus à la proportionnelle. Mais, ce processus démocratique ne sera possible qu’en tournant le dos au centralisme actuel par la redécouverte de l’idée fédérale, à l’origine de la Fête de la Fédération (1789). Encore faudrait-il que cette construction de l’Etat décentralisé se fasse parallèlement et progressivement par la construction d’une Europe politique, sociale et fédérale. La situation politique et ses conflits sociaux, la montée des idées réactionnaires néo-vichyssoises auxquelles nous assistons, découlent aussi de cet ensemble de facteurs structurels à l’origine de toutes les régressions démocratiques actuelles. D’où PROPOSITIONS :

 B -Démocratie participative et citoyenneté :

- Pour rapprocher le citoyen du pouvoir et de la décision aux différents niveaux de représentation :

- Le vote ne peut  être le seul moyen d’expression. Et tout débat public, quel qu’en soit le thème, doit être précédé d’une information démocratique.

 -  Appliquer le principe de subsidiarité ;

-  Respecter le principe de transparence.

Abrogation effective du cumul des mandats. Tout mandat renouvelable une fois.

-  Respect effectif des binômes H/F dans tout type d’élection.

- Recourir au principe du référendum d’initiative citoyenne sur la base de 500 000 demandeurs.

Elections à la proportionnelle.

- Election du Président de la République par le Parlement et succédant aux élections législatives.

 

4°- TRANSITION ENERGETIQUE, ECOLOGIQUE ET  SOCIALE

   La fin des énergies fossiles et le pic de pétrole prévu dans les 15 prochaines années est le constat que la transition énergétique est inéluctable. Aussi la hausse de l’essence est un non-sens qui touche avant tout les classes sociales les plus défavorisées. Mais si les Gilets jaunes ont mis en évidence cette mesure impopulaire et contre-productive pour les matières dérivées du pétrole à l’origine de déplacements coûteux et polluants, ils n’ont souligné au début qu’un aspect de leurs 42 revendications pour le mieux vivre et le bien commun.

La revendication sociale est depuis devenue une revendication structurante des autres revendications. Et la hausse des salaires n’est qu’un des aspects du sentiment d’injustice sociale.

-La transition écologique ne peut donc aujourd’hui être dissociée de la revendication sociale.

  • Tenir compte des engagements de l’Etat pour s’engager dans la transition écologique. Ce qui suppose :
  • Mise en place d’une véritable politique énergétique fondée sur les énergies renouvelables ; et pour cela, l’épargne populaire ne doit pas servir aux énergies fossiles (rénovation des logements, isolation thermique, crédits d’impôts sur 10 ans à taux zéro, etc…).
  • Mise en arrêt progressif des centrales nucléaires (40 ont dépassé leur capacité sécuritaires et continuent de fonctionner). Fessenheim en est l’exemple le plus sensible. Arrêt d’ITER et des nouveaux types de centrales nucléaires. Arrêt de la vente de ce type de centrales en et hors d’Europe.
  • Arrêt des grands travaux inutiles :
  • La politique des transports du quotidien doit l’emporter sur les lignes LGV. La ligne nouvelle (LN-PACA) doit être arrêtée de tout projet dans le cadre de la politique de mobilité. Développement du ferroutage et du meroutage. Arrêt du tunnel Lyon –Turin et de tout projet transalpin entamé.

 

5°- POLITIQUE CULTURELLE ET ENSEIGNEMENT 

      C’est le point faible des GJ et du gouvernement. Aucune mention n’est faite en ces domaines où la réforme Blanquer est la méthode de la concentration des lieux d’enseignement à la carte. Austérité et restriction des postes sont le maître mot. La disparition de matières importantes (philosophie, mathématiques dans certaines sections, langues régionales…).

 

   En ce domaine, comme en d’autres, la prise en compte des cultures de pays est ignorée, alors que d’autres pays d’Europe s’appuient sur cet élément constitutif et ce lien à part entière du développement économique et social.

  • Les « langues régionales » ont disparu des promesses du candidat Macron et l’enseignement optionnel est renvoyé au niveau de « spécialités », sans moyens (affaiblissement des postes aux concours, non application des textes par les rectorats, chefs d’établissement sous pression ou consentants …).
  • L’éducation nationale doit s’enrichir des langues et cultures de pays. Un enseignement d’histoire-géographie doit être adapté aux réalités régionales. La France est en retard sur  de nombreuses régions européennes (Ecosse, Pays de Galles, Catalogne, Belgique et même l’Italie en ce domaine où la loi garantit reconnaissance et moyens).
  • L’imposition du drapeau et de la Marseillaise à l’école, sous la pression de la droite extrême (Ciotti), est un retour en arrière (« le sang impur » comme valeur suprême) porteur de moralisme et de nationalisme réactionnaires.

 

Au regard de ce mouvement social des GJ, constatons une demande sociale d’une partie de la société (classe moyenne inférieure) qui rejoint d’autres revendications syndicales et celles de la société civile.

La question demeure entière : l’aspiration à faire la politique autrement, l’amélioration des conditions de vie, l’élargissement des droits sociaux et culturels, la démocratie de proximité seront-ils entendus ?

   Ce « débat national » peut porter de nombreuses réponses, n’en déplaise à ceux qui ne veulent rien changer et continuer comme avant.

   Ne pas l’entendre serait le risque mortel de cette démocratie formelle que nous subissons.

   Et après?

   Réponse sous peu attendue…

 

 

                                                                                                            ooo000ooo

 

 

 

REACTIONS à propos du débat organisé par l'association sur la LN-PCA (19/01/2018)

 

►" Très belle réussite de cette réunion hier soir, une soixantaine de personnes; pour un coup d'essai c'est un coup de maître". Monique Mermoz

►" Bonjour, et merci de m'avoir informé, seul le coût exorbitant des travaux pourrait faire capoter ce projet. Mais ce genre de projet ressort toujours lorsqu'on l'a oublié. Bien cordialement".Jean-Claude Tempier

►" C'est toujours avec beaucoup d'intérêt que je lis vos mails et communiqués pour la défense de l'Environnement et de notre Patrimoine.(...)Pour ma part, je ne participe plus aux réunions du PNR, car je ne crois plus au débat public, celui là même que vous citez dans votre texte". Loïc Duperier

Réponse : Il s'agit du Débat Public" qui est la forme légale du processus pour ce type de grands travaux et non d'un débat public en général.

►" Très bonne initiative vue la débilité de tels projets et la faim insatiable des promoteurs de tous poils de ce type de projets. Bien cordialement" Jean-Marc Thenoux, Président du Cdd du PNR Sainte-Baume 

►" Félicitation pour votre nouvelle initiative et implication pour la défense des territoires et des Provençaux". Nadyne Chevret . Stop Nuisances Cuers

 

--------------------------

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEBATS INVITATION Vendredi 14 Avril à partir de18 H, au local du Cercle Républicain du Beausset (au 1er étage du café –Bar « Le Cercle » , CERCLE DU 24 FEVRIER 1

 

9 votes. Moyenne 5.00 sur 5.