Usines à goudron :

Le préfet décide contre la commune et les citoyens

(Suite)    

Dimanche 27 Juillet 2019

                                                                         COMMUNIQUE DE SIGNES ENVIRONNEMENT

"Nous avons gagné, MERCI!

   Merci, à tous les Signois, aux membres de l'association ainsi qu'à toutes les personnes qui nous aidés, grâce à leurs dons et à leur soutien.

  Après deux  ans et demi de procédure, le 15 juillet 2019, le tribunal dministratif de Toulon nous a donné raison:

"...l'exploitation d'une centrale d'enrobage à chaud et d'enrobage à froid de granulats est incompatible avec les dispositions du Plan Local d'Urbanisme de la commune de Signes... et de ce fait l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2016 est annulé."

   Nous avons remporté une très belle victorie, mais nous pouvons encore faire l'objet d'un appel. Un autre risque serait que la municipalité décide de changer le Plan Local d'Urbaisme en faveur de l'industriel...

   Cette victoire collective n'est due qu'à l'intégrité de nos convictions et aux valeurs humaines que nous défendons.

   Retrouvons-nous le vendredi 2 Août 2019 à partir de 18 heures au village, rue St-Jean autour d'un apéritif partagé."

 

                                                                                                         000OOO000

 

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   (07/02/2017)                                 USINES A GOUDRON

 

             LE PREFET DECIDE CONTRE LA COMMUNE ET LES SIGNOIS

 

Croquefigue est à l’origine une ferme sur laquelle la carrière Lafarge s’est installée depuis 2008 en dépit d’une opposition de l’ASPE, association environnementale aujourd’hui disparue. Ses vallons ont été comblés de remblais stériles et une partie du matériel abandonné est encore visible autour des plantations d’oliviers sur un sol devenu infertile. Avec humour, les Signois la nomment Croque-pierres.

Déchets industriels sur le site de Croquefigue.

Déchets industriels sur le site de Croquefigue.

 

   Aujourd’hui, c’est un nouveau projet de l’entreprise Braja-Vesigne sur ce site Lafarge qui  vient de recevoir l’accord du préfet du Var. Malgré le vote opposé du Conseil municipal, malgré une enquête d’utilité publique qui s’est déroulée fin 2015 et qui a souligné la forte opposition des citoyens signois. Les nombreuses remarques des associations, celles du PNR de la Sainte-Baume et celles des citoyens qui ont tenu à dénoncer un tel projet à proximité de la commune et de ses quartiers les plus proches (Plan de Chibron), sont restées sans effet. Il est même indiqué à tort que « L’espace concerné ne compte aucun site classé ou inscrit», alors que la validation en cours du projet de Parc Naturel Régional contredit cette approche du dossier et que l’étude d’impact (2015) ignore curieusement le  projet du PNR sur le point d’être reconnu par les services de l’Etat.

 

   Une décision autoritaire conforme à la fonction préfectorale.

   Non content d’avoir mis en place une réforme territoriale anti-démocratique, le gouvernement a continué à renforcer le centralisme d’Etat en ne réduisant pas les structures du millefeuille territorial. Sa politique  consiste à donner la priorité aux concentrations et toujours plus de pouvoir aux préfets contre la proximité : communes et régions. C’est cette même politique, à gauche comme à droite, qui privilégie les grands travaux inutiles (LGV) et laisse le champ libre aux grands groupes du BTP, en bétonnant  nos communes et notre pays provençal, en bradant les sites remarquables et en détruisant notre environnement. A Signes  un pôle industriel est en train de se renforcer : carrières, Veolia et ses nuisances olfactives, usines d’enrobés, déforestation pour des champs photovoltaïques dont les bénéfices vont au privé (1).

 

Croquefigues/Signes

                                                                     

                                                                        Le site de Croquefigue avec son ancienne bastide

 

   CITOYENS AU PAYS appelle la population signoise et le Conseil municipal à rejeter massivement l’oukaze préfectoral, à prendre toute initiative et à renforcer la mobilisation en refusant toute récupération partisane.

 

 

          MAIS A QUOI SERT UNE ENQUÊTE D’UTILITE PUBLIQUE ?

Les conclusions et l’arrêté du préfet bafouent l’enquête d’utilité publique :

      http://www.var.gouv.fr/societe-braja-vesigne-a-signes-a5272.html

 

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(1) Le Conseil municipal de décembre, après avoir abordé ce dossier, n'a l'a pas réexaminé (voir le compte-rendu du Conseil Municipal en mairie). Pourquoi  ne pas revenir sur ce dossier sensible pour les Signois s'il est opposé à la décision du préfet et qu'il a voté contre au Conseil municipal précédent ?

 

            ►Retrouvez la Charte de Citoyens au Pays et toute information utile sur le site :

              http://citoyensaupays.e-monsite.com 

 

 

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